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équation

8 février 2014

hors l’amour

sexe, le porno

cynisme absolu

nuage

9 septembre 2013
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longtemps contenue

effleurant au sommet

la pluie tombe

Je suis hégélien

11 juin 2013

D’une manière particulière puisque je suis marxiste. Néanmoins je considère que Hegel est toujours le patron, que la pensée de Hegel, représente le sommet de la pensée Occidentale (et pas nécessairement universelle et/ou mondiale). Déjà, il faut être averti qu’elle est très difficile à comprendre, puisqu’elle n’a vraiment un sens déterminé que lorsqu’elle est abordée et intégrée comme un tout, absolument cohérent. C’est, comme le disait papa-Hegel, une Logique, mais en un sens Absolu, et pas seulement un calcul ou une logistique. « Science de la Logique » est son chef-d’œuvre, non au sens de particulièrement réussi, mais au sens de crucial et tout à fait structurant, organisateur de l’ensemble du Système, hégélien. Il faut parler de rigueur, et ici dans un sens exigeant, programmatique et fondateur.

Maintenant, l’enfermement dans le système n’est pas du goût des natures libres, qu’il soit système hégélien ou système étatique moderne et post-moderne. Le Capitalisme est un tel système qui nous enferme et où l’atmosphère devient de plus en plus irrespirable. En sa structure abstraite, il est décrit dans la Logique hégélienne.

Après, chacun suit sa pente, descendante, en connaissance de cause ou dans les ténèbres de l’inconscience, par exemple, Marx et les Anarchistes vers la réalisation de la philosophie par et dans la pratique (politique visant la révolution, prolétarienne ou communiste), plusieurs autres des divers nihilismes dans des expériences de plus en plus subjectives, et en l’absence de relève dans l’art, finalement destructrices en tant que individuelles et fractionnées.

Heidegger a tenté de produire un sursaut de l’Essentialisme (par « essence » lol! gréco-platonicien) pour sauver la dignité de la pensée de la dissolution dans le devenir, spécialement problématique, mais je crois qu’il ne faut pas suivre cette tentative définitivement vouée à l’échec.

Je préfère Nietzsche et Sartre et poursuivant le dialogue avec les penseurs actuels, accorder mon attention à ceux qui ne succombent pas à l’appel des Sirènes de l’impasse heidegerrienne. Michel Henry, Badiou, Zizek, Sloterdijk, par exemple, m’inspirent plus que les Deleuze, Derrida, Foucault ou autre penseurs considérés comme actuels. Mon idéal méthodologique est attiré cependant par le meilleur de la recherche et productions phénoménologiques. La figure, aimée, de Sartre, se situe donc encore au confluent de tous mes intérêts (de connaissance, intuition, savoir et action).

Il me faut suivre la tendance existentialiste, post-hégélienne, pour actualiser la pensée selon le désir (de Vie, et non seulement de puissance) qui est option sur le devenir. La connaissance s’écrivant au passé, dévoilant l’être-passé, cède le pas au travail de l’imaginaire, sur le réel, les réalités, les fictions ou faits, travail de la poésie, sur l’imaginaire et par l’imaginaire qui invente l’avenir, en autant qu’il demeure possible.

Jour de l’An, le 1er Janvier 2013.

2 janvier 2013

Soleil !  Couché passé 5 heures, levé à 10 heures, éveillé depuis 9h20, env. Cela me fait à peu près 4 heures de sommeil, mais c’est bon, je me sens bien. Et ça n’est pas vraiment un problème : je peux me « refaire » au besoin (je déteste le remplacement automatique des guillemets mais je n’ai pas trouvé comment m’en débarrasser), mais je préfère profiter de la clarté autant que possible.

Et si la « métamorphose » longuement attendue… préparée ?? … n’était seulement que la conservation d’une continuité, résistance au vieillissement ?  Mais il y a encore autre chose et de plus à faire du côté du travail, de la discipline, du cheminement spirituel et de la créativité, probablement littéraire, voire philosophique.

Dans cette dernière période j’ai surtout écrit sur le portable « Daniel ». Après le café expresso (4 doses !) et le visionnement du dernier épisode enregistré de « La ruée vers l’or » sur Découvertes, la fatigue me rattrape, déjà. Faudra un peu m’accrocher, manger… boire une bière, je sais pas mais rester fidèle au soleil, qui travaille dur lui pour me faire mon nouveau printemps.

Comment faire pour éviter la pensée défaitiste : « Tout ce que je peux faire, c’est gérer maintenant la décadence ! »

Coup de pompe vers 14 heures. Mais il y a tant de choses à faire, –et je n’avance pas !!—à ranger, arranger, préparer, laver, avant même de réaliser quelque chose !

Je ne peux pas dormir tout le temps ni me contenter de regarder même la meilleure télé, cela n’avance à rien.

C’est avec l’aide de Dieu que je vais surmonter ces peines d’amour, toute cette déprime qui me gave et me ronge et qui a occupé jusqu’à maintenant la majeure partie de toute ma trajectoire de la vie adulte.

Cette dépression, mélancolie philosophique au sens fort, est la note majeure de mon humeur et colore toute ma vie, mes perceptions, mes jugements, émousse mes efforts depuis le début des années 80. Je n’aurais pas perdu Marie, ma première femme, si je n’avais pas succombé à cette dépression.

Mais c’est bien fini, ce chapitre, puis les autres aussi, subséquents, qui se referment, et c’est bien maintenant qu’il faut reprendre la mélodie interrompue du bonheur et qu’il faut regarder en avant. Il y a encore quelque chose à faire, et pas mal! avec tout ce qu’il reste :  je peux encore faire quelque chose de ce que l’on a fait de moi et ce n’est plus le temps de se laisser aller à de nouvelles profondeurs de… torpeur.

Ma prison est un royaume d’où j’explore les aléas du monde et les perspectives de salut, quel qu’il soit. Il doit y avoir une issue, quelque part, aux apories qui grèvent cette vie-ci. Il doit y avoir des réponses, voire une, aux questions qui demeurent…

À la télévision cet hiver ce qui m’impressionne le plus, dans le grand débrouillage, c’est sur le poste OASIS, les émissions comme « Cosmic Vista » qui montrent des images de l’univers par les grands télescopes dont Hubble. Pures merveilles, un vrai régal pour moi, cerveau enfiévré et ardeur spéculative.

Nous savons assez bien maintenant que les progrès de la science peuvent changer le monde. En plus, ça tombe bien !, nous avons besoin de solutions à nos pressants problèmes.

La recherche philosophique pourvoit au besoin d’une « science du sujet » ou « science subjective ». La décision philosophique est souveraine, liberté à haute échelle, mais doit s’appuyer de plus en plus sur les résultats et avancées de la recherche scientifique.

peu

21 décembre 2012

En ce jour de solstice, je rêve d’équinoxes.

le discours d’acceptation (commentaire en direct)

7 novembre 2012

Il a fallu l’attendre longtemps car une bonne partie de la soirée la course était très proche, « too close to call » ; puis il a fallu attendre encore, après que la Californie soit entrée en scène et que même l’Ohio basculait, selon les projections que Romney et son équipe de radicaux idéologues concèdent la victoire au rival. C’est enfin à près de 2h moins quart du matin que le discours d’Obama a pu enfin nous parvenir, de son centre de campagne à Chicago.

Le problème est qu’il fait un discours triomphaliste, tout en indiquant les bonnes causes de sa victoire et tout ce qu’il doit au soutien populaire, le sacrifice passionné des petites gens qui ont choisi de croire en lui, qu’il pouvait avancer leur cause et de quelque manière améliorer leur vie. Promesse de ne pas oublier, promesse de gratitude.

Cela n’est pas du populisme, c’est le réalisme démocratique exprimé d’une manière vibrante, très sentie, oui, passionnée. Un discours plein de contenu, bien tourné, subtil encore, qui fait bien oublier complètement la feinte gracieuse admission d’une profonde défaite par ce Romney auquel nous avons comme miraculeusement échappé.

Il représente et concentre tout ce qui est bon dans « l’Amérique ». Il dit apprendre de cette leçon, sortir de guerre injuste dont il a hérité, et là, ne se laissant pas arrêter par les applaudissements, il blow the top, enfilant un contenu d’une grande pertinence en un crescendo de vibrante conviction, engagement renouvelé aux plus hautes valeurs de la démocratie américaine.

Le travail est énorme à accomplir, il invite le peuple américain à demeurer mobilisé. Il conclut sur l’illustration, trop parfaite?, de l’exceptionalisme américain. Un grande énergie dans ce discours : il est en mission, se déclare prêt à l’action pour ce seconde mandat. La force de Obama, dans ses discours, est qu’il se présente en défense et illustration de son idéal, sa vision de la grandeur spéciale de son pays et de son peuple.

Autre chose à remarquer de ce discours: il ne dit pas un mot, après les salutations de pure forme au début de ses ennemis et de leurs tactiques déloyales. Mais ses ennemis vont l’haïr encore plus et vont envisager des tactiques encore plus déloyales, pour le tasser ou en venir à bout. Il devrait songer à assurer en tout temps sa sécurité car les puissants commencent à se sentir menacés par son action.

Ode à l’univers

31 octobre 2012

C’est le plus incroyable feu d’artifice, une gigantesque explosion d’étoiles, dansantes et chantantes. On a peine à s’imaginer ce qui devient maintenant l’objet du savoir. Il faut y faire place à l’intuition la plus folle et faire la part du rêve et de l’imaginaire élevé à la plus haute puissance. Cette profusion jaillit à toute vitesse d’une invraisemblable profondeur de néant et de pensée. Comme si l’éclat de mille soleils ne brillait que l’espace d’un instant, mais cet instant concentré et porteur de toutes les aventures du vivant sous ses myriades de formes étonnantes pour plusieurs éternités.

Bien petit et bien seul déjà, puisque je renonce, et qu’en plus je m’isole de mes semblables, je retrouve du courage au contraire de plusieurs qui ne veulent pas savoir, à considérer l’étonnement de tout ce si vaste univers. Je suis tellement misérable et larvaire et pourtant, baignant dans cette mer de flux, d’agitations et vibrations, harmoniques et résonances, cela ne sert de rien de se désespérer et cette honte dans la prostration est de si faible conséquence, de si peu de signification à l’échelle des grands nombres, que je réalise que je ne fais de mal qu’à moi-même et qu’il devient parfaitement ridicule de persister dans l’erreur, si petite, si mesquine par manque de largeur de vue et crispé dans l’obscurité avec autant d’obstination. Le monde, soit, s’il est celui de toutes ces abjections, mais bouder l’univers, ses forces, ballets grandioses, cela ne se peut que dans un grand ridicule.

Puisque dans ce si grand univers tellement plus de choses sont possible que tout ce que nous sommes même capables d’imaginer, il est erroné de s’enfermer dans la faible défense du pessimisme et renoncer à vivre, pratiquement, d’une vie active. Alors je vois que moi aussi je peux émerger de mon chaos, sortir de mes limbes et produire moi aussi mon unique! mon étoile dansante et chantante…

Deviens ton propre soleil, la roue du temps, de jours qui s’enchaînent alors que l’inspiration et l’énergie se déchaîne, roue qui tourne de sa propre impulsion.