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le discours d’acceptation (commentaire en direct)

7 novembre 2012

Il a fallu l’attendre longtemps car une bonne partie de la soirée la course était très proche, « too close to call » ; puis il a fallu attendre encore, après que la Californie soit entrée en scène et que même l’Ohio basculait, selon les projections que Romney et son équipe de radicaux idéologues concèdent la victoire au rival. C’est enfin à près de 2h moins quart du matin que le discours d’Obama a pu enfin nous parvenir, de son centre de campagne à Chicago.

Le problème est qu’il fait un discours triomphaliste, tout en indiquant les bonnes causes de sa victoire et tout ce qu’il doit au soutien populaire, le sacrifice passionné des petites gens qui ont choisi de croire en lui, qu’il pouvait avancer leur cause et de quelque manière améliorer leur vie. Promesse de ne pas oublier, promesse de gratitude.

Cela n’est pas du populisme, c’est le réalisme démocratique exprimé d’une manière vibrante, très sentie, oui, passionnée. Un discours plein de contenu, bien tourné, subtil encore, qui fait bien oublier complètement la feinte gracieuse admission d’une profonde défaite par ce Romney auquel nous avons comme miraculeusement échappé.

Il représente et concentre tout ce qui est bon dans « l’Amérique ». Il dit apprendre de cette leçon, sortir de guerre injuste dont il a hérité, et là, ne se laissant pas arrêter par les applaudissements, il blow the top, enfilant un contenu d’une grande pertinence en un crescendo de vibrante conviction, engagement renouvelé aux plus hautes valeurs de la démocratie américaine.

Le travail est énorme à accomplir, il invite le peuple américain à demeurer mobilisé. Il conclut sur l’illustration, trop parfaite?, de l’exceptionalisme américain. Un grande énergie dans ce discours : il est en mission, se déclare prêt à l’action pour ce seconde mandat. La force de Obama, dans ses discours, est qu’il se présente en défense et illustration de son idéal, sa vision de la grandeur spéciale de son pays et de son peuple.

Autre chose à remarquer de ce discours: il ne dit pas un mot, après les salutations de pure forme au début de ses ennemis et de leurs tactiques déloyales. Mais ses ennemis vont l’haïr encore plus et vont envisager des tactiques encore plus déloyales, pour le tasser ou en venir à bout. Il devrait songer à assurer en tout temps sa sécurité car les puissants commencent à se sentir menacés par son action.

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