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abandon

15 septembre 2012

Je ne sens plus ton énergie me tirer vers le haut. J’en déduis que peut-être tu es passé à autre chose… tu m’as abandonné à mon sort et je retombe à plat : le moral à plat. Plus rien ne me semble important, plus rien ne compte. Après un moment d’arrêt, moment d’espoir de toi, je reprends ma chute libre, bientôt il va s’accélérer.

J’invente une maxime, de style nietzschéen qui pourrait s’appliquer à mon « cas » :

« Quand on prétend ne pas faire partie du troupeau, il ne faut pas venir se plaindre ensuite ne pas pouvoir prendre son tour régulier pour monter les vaches. »

Le consentement sexuel féminin comme filtre et instance primale du contrôle social.

Instances du jugement :

Un vieux bouc :

1) il a eu ses chances de se reproduire et les a gâchées ;
2) il ne fait pas l’effort de plaire ;
3) il n’a aucun avantage à m’offrir ;
4) l’attrait simplement sexuel n’a pas vraiment affaire ici puisque la femme est supérieure à l’homme en ce domaine : elle peut s’en passer. L’homme est le demandeur, c’est lui qu à une côte à remonter.

Ton jugement est peut-être motivé un peu différemment. Il ne prends pas en compte certaines considérations, dont je cite quelques-unes au passage, pour faire exemple :

Je suis d’une nature contemplative, poétique passive, côté anima ; homme théorique et philosophe réflexif, côté animus. Tout cela ne me porte pas naturellement à l’action, plutôt le contraire. Je suppute les chances, évalue voire gonfle les risques, je réfléchis au lieu d’agir et rêve au lieu de réaliser.

J’ai besoin d’un traitement de choc, pas d’une leçon gratuite habillant un congédiement. Sur le 110 l’intensité baisse, je m’endors, je m’encroûte. Tu avais le pouvoir de me mettre sur le 220.

Consentir au choc de la rencontre sexuelle ne t’aurais certainement pas fait de mal, plutôt du bien je crois, car toi aussi tu en as besoin ; pour moi cette expérience inouïe aurait été un véritable rappel à la vie. Puisque je n’ai pas su provoquer le désir même d’une brève étreinte, ce geste noble aurait été celui d’une grande générosité et d’ouverture, allant globalement dans le sens du bienfait pour l’humanité. Plus que la proverbiale gorgée d’eau, c’était un véritable oasis qui avait la ressource de me régénérer. Mais puisque ton désir entre le premier en ligne de compte, j’admets ici sans réserve ma défaite : oui, elle est complète.

Dois-je démissionner de toutes les perspectives ? Tu sais assez que, peut-être, je suis un cas spécial, et qui mérite qu’on s’y attarde peut-être un peu plus. C’est plus facile bien sûr de faire la grande dame, que tu es déjà, jusqu’à un certain point, je ne dis pas le contraire, mais… et de passer ton chemin, me laissant à ma misère, psychique et sexuelle, détresse véritable de la traversée d’un désert apparemment infini.

Tu avais, as toujours le pouvoir de poser des gestes, un acte qui pourrait faire la différence, sur une toute petite partie du monde mais dans la trajectoire d’un être qui n’est pas nul , seulement retranché mais traitable. Le remède est trop simple, apparemment, même pour toi…

Je ne sais plus quoi dire et pour le moment j’en reste là.

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