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un roman magistral !

29 janvier 2011
Time Winter Travel

Commentaire sur Rêve de Fer de Norman Spinrad

(copyright Norman Spinrad, 1972, tr. f., Jean-Michel Boissier pour éd. Opta, 1973).

Chers amis fervents de science-fiction, je considère que Rêve de Fer, de Norman Spinrad est un véritable tour de force et qui doit nous faire réfléchir sur nous-mêmes en tant que lecteur, sur l’acte de lecture, pertinence et dangers de l’imaginaire, proximité souvent entre littérature et névroses qui courent le monde, voire pire (psychoses). Pour moi, c’est un roman magistral et je veux expliquer pourquoi.

Par ailleurs, je me demande, à quoi bon parler ou écrire d’un texte qui nous aura médiocrement plu ou déplu ? N’est-ce pas aussi ennuyeux que de cocher des formulaires ? Déjà je salue ici un texte qui ne cherche pas simplement à séduire le lecteur. Je crois qu’il vise, plus haut, à mettre le lecteur dans le bain… oui, de son propre imaginaire et pour l’amener à se poser des questions qui peuvent être dérangeantes.

Cet exercice d’écriture, Iron Dream, Rêve de Fer, est un succès magistral parce qu’il nous ouvre une perspective révélatrice sur l’atelier de l’écrivain. On y voit à l’œuvre le talent, la rencontre des moyens d’expression et d’un propos, moins naïf qu’il n’y paraît au premier abord, qui se conjuguent pour la réalisation rigoureuse d’un plan nettement dessiné.

Déjà à la simple première lecture il faut se rendre compte que ce récit uchronique est un récit parodique de part en part. Il semble se situer dans une sorte d’univers parallèle où un certain Adolf Hitler, en effet, ne serait pas demeuré en Allemagne pour devenir ce führer menant son peuple à la catastrophe que fut la fin horrible de la seconde guerre mondiale. Délaissant quelque peu l’aquarelle et autres peintures, notre artiste se serait, sur le tard à New York mis à l’écriture de science-fiction.

Ainsi donc, pour situer le cadre, le « Rêve de Fer », roman de Spinrad, est l’énonciation du texte imaginé sous la plume de notre ami Adolf Hitler, tout de même moins dangereux en écrivain… qui fictivement signe ce roman sous le titre : « Le Seigneur du Svastika ». Ce texte, c’est important, étant encadré par une brève introduction et une postface analytique et explicative signée elle, d’un intellectuel fictif, professeur universitaire du nom de Homer Wipple, New York University, 1959. (Je suggère, Homère, grand mythographe, Whipple, comme maître du fouet, au chapitre de la correction…)

Vraiment peu de choses sont laissées au hasard dans ce roman. Spinrad a fait les recherches nécessaires pour c9onnaître suffisamment son « sujet ».  Il arrive à refléter en pleine lumière les obsessions principales diagnostiquées chef le führer réel et historique. au premier chef desquelles, en effet, l’obsession maladive de la pureté raciale. Tout le roman hitlérien s’articule autour de cette avenue central ou colonne vertébrale du texte. Notion éminemment discutable et déjà d’un point de vue strictement scientifique mais en fait, tout au long de ce roman, cette notion ne sera jamais discutée, passant tout simplement comme le pinacle de l’évidence.

Nous avons donc affaire à un monde récupérant de peine et de misère d’une catastrophe, une guerre où l’arme nucléaire fut massivement utilisée, provoquant de sévères atteintes, par la pollution et le radiations, pour les générations subséquentes tentant de reproduire le génotype humain.

L’auteur insiste dès les premières lignes sur les spectaculaires mutations, jamais bénéfiques apparemment, qui affligent les pitoyables caricatures d’humains. « Une théorie de créatures approximativement humanoïdes… » (Opta, 1973, p. 13) Le parti-pris est clair dès le début. Il s’agit de mettre en scène, dans un monde globalement déchu, un texte apparemment naïf pour explorer le résultat possible de cette dystopie.

L’héroïsme germanique à grand déploiement wagnérien est convoqué ici pour examiner à quelle transformation de l’univers il se livrerait si sa fureur pouvait se donner libre cours. Voilà l’expérience en pensée à laquelle cette fiction nous invite. c’est une expérience de travail (d’écriture) déjà intéressante en soi, mais on peut en outre se demander pourquoi l’auteur l’a choisie.

Un opéra naïf, mégalomaniaque, imitant le grand style (kitsch, en fait), laissant le champ libre à la folie de la pureté raciale comme seule perspective de salut d’un monde littéralement dégénéré est une option extrême concernant le choix d’un monde possible, imaginaire. Il faut croire que Spinrad recoure à la preuve par l’absurde.

Non sans tendre au lecteur quelques pièges au passage… Nous allons voir. Autre indice : la première apparition du héros tranche avec l’horreur ambiante et dévoile déjà complètement son essence. « Feric apparaissait, de la tête aux pieds comme l’humain génétiquement pur qu’il était en fait. » (p. 14)

Pas de mystère, pas de profondeur, pas d’intrigue?! Tout est déjà présent à la surface, j’allais dire de l’épiderme et le but, tout le programme est déjà tracé. Étrange, non? N’est-ce pas contraire aux règles de l’art, qui cherche normalement à appâter le lecteur en créant une atmosphère de suspense ou plus ou moins de mystère ?

Pourquoi un tel parti-pris, exactement transparent, si ce n’est pour démontrer justement les travers de « la pureté dangereuse » ?  Et ceci déjà vingt ans avant la publication du livre de BHL portant ce titre, sur la notion de « nettoyage « ethnique »  » qui avait cours, en ces années-là, dans le flanc mou de l’Europe, Balkans de sinistre mémoire.

Alors sans fards on nous présente ce roman de Hitler comme infantile dans sa mise en scène de la volonté de puissance, personnifié dans ce héros, illustration du mythe du surhomme, véritable parangon de toutes les perfections, en version instinctuelles. Une véritable bête humaine, quoi, le « barbare blond destructeur d’États ». N’empêche, cela fait rêver, comme réminiscence vague du sentiment de toute-puissance qui habite, dit-on, le nouveau-né avant sevrage.

Ce héros tue énormément et sans vergogne. On dirait même en fait par grandeur d’âme, par compassion, par une sorte de bouddhisme inversé (non conservateur de vies mais destructeur) : pour miséricordieusement abréger la vie de pitoyables créatures, qui ne sont présentées que comme de monstrueuses caricatures d’humains.

Ici, le lecteur est invité à prendre conscience du plaisir qu’il prend à certaines descriptions. Cette fascination nous traverse tous, lecteurs, du chevalier blanc, du héros parfait. Ivanhoé de ma jeunesse ! L’idéal d’une cause juste servie par un héros « sans peur et sans reproche » est toujours vivace au cœur de presque tout lecteur.

Mais ici, la cause présentée comme juste est terriblement meurtrière. La fulgurante ascension du héros au sommet de l’État de Heldon, le pays des purs hommes, n’est qu’une traînée sanglante s’élargissant sans cesse finalement jusqu’aux confins de l’univers. Le lecteur est invité à observer le degré où il décroche, le moment dans le scénario où apparaît le dégoût.

Je soumets à votre attention que le procédé est éminemment parodique de la violence télévisuelle et cinématographique américaine devenue, elle-même, caricaturale sans pour autant s’aliéner un très large public… Hum!, symptôme qu’il est important de relever, non?, d’une vraie maladie culturelle qui devrait, amplement, donner à réfléchir.

Spinrad nous montre très bien à l’œuvre un des ressorts essentiels du fascisme, qui est l’esthétisation de la violence. Si la cause est juste, et elle est tenue pour telle, si le héros est vertueux, et notre Feric est surhumain!, si l’efficacité est recherchée, alors, cette sainte violence au service de la cause de la pureté raciale, valeur suprême ici, visant le maximum d’efficacité, c’est-à-dire ici de destructivité, est spécialement d’autant plus belle, sacrée !

Nous avons donc affaire sous les dehors d’une geste héroïque, à une lancinante apologie de la destructivité, à un véritable chant de l’Apocalypse, ses cavaliers lâchés sur des motos rutilantes pour mettre à feu et à sang tout l’univers connu. Ce rêve grandiose est le rêve de fer. Le déroulement en crescendo de ce rêve souligne lourdement la tendance à l’autodestruction du choix de la suprématie à tout prix… ou la mort. L’Apocalypse dans notre réel historique, jadis, aurait pu emporter le peuple Allemand tout entier dans le néant.

Mieux que notre Hitler lui-même, le Seigneur du Svastika écrabouille tout doute et toute nuance. Ce Hitler fictif est un Hitler augmenté à la puissance I de l’Imaginaire ! Pas de diplomatie, pas de grandes réflexions pour notre « héros », à peine quelques ruses guerrières. La logique totalitaire de l’intolérance extrême est parfaitement mise à nu. L’intolérance est la marque la plus évidente de tous les intégrismes. À l’inverse, le sentiment démocratique pourra tolérer pratiquement tout, sauf l’intolérance, justement.

Puis, il faut pleinement prendre en compte la postface qui figure une brillante analyse universitaire. Les ficelles du récit y sont, en effet, s’il en était besoin (il faut croire que… oui!). Un commentaire mal à l’aise avec ce texte le passera facilement sous silence. Tant pis pour le lecteur qui s’y serait laissé prendre… à une adulation par exemple, irréfléchie du premier degré d’interprétation, des « valeurs » convoyées par le phénotexte. Il sera encore plus mal à l’aise avec la postface, qui semble annuler les effets tu roman.

C’est pourquoi l’ensemble est nécessairement à prendre, au second degré d’interprétation, critique, comme une dénonciation de l’intolérance fasciste sous toutes ses formes, jusques et y compris dans la complaisance ou verse facilement tout lecteur, qui consent volontiers au premier degré de la participation au texte même du roman hitlérien. Certains textes sont des sélectionneurs. Ce procédé est omniprésent dans la prose de Nietzsche, parce que ce n’est pas seulement un procédé, justement, mais l’effet global recherché et stratégie découlant de la posture même du philosophe-artiste.

L’ensemble : 1) le cadrage « Rêve de Fer », du roman de Hitler « Le Seigneur du Svastika » ; 2) le corps du texte présenté comme prose de Hitler l’écrivain ; 3) la postface aussi, replaçant les enjeux plus nuancés dans une époque de guerre froide où le communisme est en voie de l’emporter, faisant sentir d’autant plus le besoin d’une réaction extrême. Le tout est à prendre au second degré comme métaphore de notre propre monde. Lecture à rebours de notre propre imaginaire aussi, à vous à moi, lecteurs, « lecteur, mon semblable, mon frère » (Baudelaire).

En résumé je dirais que ce « roman » est une leçon de lecture exigeante, pour apprendre à nous méfier des apparences, pour ne pas nous laisser prendre au délire (infantile) de toute-puissance. Ce texte, cette construction, ce plan rigoureusement menés à terme, est une leçon magistrale sur les usages hasardeux de l’imaginaire, excitée par la prose fictionnelle ; une remontrance pour nous apprendre à nous méfier de cette complaisance du lecteur qui nous habite tous. Une leçon pour installer le doute en nous et le questionnement fébrile.

La mise en question de toutes les valeurs, la liberté est à ce prix et la lucidité, sur l’histoire, à travers toutes les histoires. Le propos de Spinrad est en fait critique, sous l’apparence d’une invraisemblable apologie de la bêtise héroïque éclatant dans toute sa violence.

Mes chers amis, une question pour finir. Pourquoi les citoyens des États-Unis, actuellement semblent avoir perdu tout moyen simplement de comprendre ce qui leur arrive ? Pourquoi même Obama n’a pu couper dans les dépenses militaires alors que l’État croule sous les dettes, laisse les citoyens s’enfoncer dans la misère tout en sauvant les banques qui jouent à la roulette russe avec les richesses de la planète ?

En France, ça va bien ? Couvez-vous la prochaine Jeanne-d’Arc ? Réveillons-nous! Les puissants de la Terre, actuellement aux commandes en tout cas, dans l’ombre qui tirent les ficelles choisissent dès maintenant les prochaines guerres. Nous laissons faire. Ce qui faisait dire déjà à Sartre, qu' »à la guerre, il n’y a pas de victime innocente »… Je sais, lui aussi aimait les affirmations tranchées. C’est un peu dur, mais est-ce si faux ?

Ici, au Québec, je me sens à peine, mais un peu à l’abri… temporairement. Vive la science-fiction, vive l’imaginaire. Fertiles en avertissements, leçon ou lettres mortes ? Vive les prophètes, surtout s’ils sont entendus !

(Note: Ceci constitue ma première participation au Challenge Winter Time Travel sous le pseudo de Jack Kerouac en lien avec le site http://rsfblog.canalblog.com/ « RSF Blog, le Répertoire de la science-fiction » qui diffuse généreusement une passion concentrée du genre. SF bien sûr !)

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13 commentaires leave one →
  1. 31 janvier 2011 4 h 29 min

    Le texte de Spinrad est très bon, le décryptage sociologique et historique du IIIème Reich par l’utopie, c’est une idée forte. Et la satire est extrêmement grinçante, comme vous le soulignez si bien. Voilà un très bon billet (et ouvrage) pour entamer le défi de Lhisbei !

    • 31 janvier 2011 19 h 27 min

      C’est toujours agréable d’accueillir un commentaire favorable. Les autres, je les attends de pied ferme… Non, je blague, j’aime bien la discussion aussi. Il s’agit d’aborder la contradiction dans un processus dialectique…

      Merci, Guillaume44. C’est gentil à toi de t’être donné la peine de lire et de commenter mon billet.

      Mais qu’en penses-tu, faut-il « moraliser » le lecteur ?

      • 1 février 2011 3 h 35 min

        Difficile de trancher, la morale en tant que « science du bien et du mal » peut très vite dévier dans le « politiquement correct ». Les meilleurs enseignements de morale restent ceux que j’ai pu avoir en philosophie, au lycée, lorsque ladite morale était décortiquée comme sujet d’étude philosophique. Probablement l’approche la plus objective que j’en ai eu.

        La SF est assez complémentaire de ces réflexions. Là où le philosophe va théoriser la morale, l’auteur de SF l’explore de manière empirique. L’imaginaire permet d’expérimenter – par l’écriture – des sociétés où les limites de la morale seraient redéfinies, repoussées ou contournées. Le lecteur en tire lui-même ses conclusions de cette expérience imaginaire, avec ou sans l’influence de l’auteur.

        • 1 février 2011 11 h 01 min

          Très bien vu! oui, il y a un gain certain à trouver dans cette activation de l’imaginaire par la lecture passionnée d’histoire qui nous séduisent.

          Un pas plus loin est de se questionner sur le rapport de l’imaginaire à la compréhension du monde et sur notre manière de nous comporter dans la vie pratique.

          L’imaginaire peut être une simple soupape de sûreté. Il y a le désir de rêver, l’ailleurs, autre chose… Ensuite, on peu découvrir en nous certaines forces, un désir, une détermination.

          Reconnaître que le monde pourrait être autrement. Pire encore, certes, mais aussi peut-être meilleur! Cela peut nous mener à faire des petites choses, ici et là, pour le changer…

  2. 11 février 2011 21 h 02 min

    eh bien, article vraiment très très intéressant ! J’ai le « rêve de fer » dans ma PAL, et je craignais un peu au vu des autres critiques que j’ai pu lire. Mais là, tout s’explique ! merci bien !

    Quand à ce que tu viens de dire oui oui, je pense qu’en effet les lectures de l’imaginaire ne sont pas anodines du tout. Elle permettent d’explorer les possibilités comme dit guillaume, d’avoir un autre regard sur son présent pour le faire changer dans le bon sens, en commençant par soi.
    Ce qui fait d’ailleurs que j’ai tendance à me désoler devant les lecteurs « classiques » qui sont réfractaire à tout l’imaginaire, tout simplement parce qu’il refusent de voir au delà de leur cadre sécurisant. Ceux que je connais n’en sont pas moins cons hein, simplement je sens comment ils sont fermés à l’intérieur 😦

  3. 25 février 2011 0 h 29 min

    Pardonnez-moi d’avoir pris du temps à répondre. Je suis heureux d’avoir été compris.

    Je sais maintenant que Rêve de Fer, de Spinrad, est comme une suite au plan du souci et le prolongement de l’uchronie fondatrice de P.K. Dick Le Maître du Haut Château. Il explore simplement un autre de ces univers parallèles où certaines craintes de Dick, pires encore, sont devenues comme réalité. Je peux le démontrer textuellement mais il faut encore du temps pour coucher tout cela sur papier… ou crépiter au clavier.

    Spinrad et les autres auteurs de science-fiction, pas seulement Brunner « parce qu’il était son ami », savaient que Dick ouvrait des territoires nouveaux, en ce sens, il était leur maître à tous.

    Ouverture/fermeture ; intérieur / extérieur… Il y a bien sûr les faits brutaux de la vie, puis il y a ces notions, bien délicates. L’action, surtout dans l’urgence, est manichéenne, mais la réflexion, polythéiste. Le Principe « hunique » ne fait pas long feu. Le domaine du discours et du langage est la rencontre des deux, action restreinte, symbolique, virtuelle, et reflets, fuites, pourchas, tour à tour ouverts et fermés.

    Recherche de philosophie nomme ce recul pour tâcher de décider d’une stratégie pour dominer la mêlée. Il faut alimenter cette réflexion aussi par des textes de fiction.

  4. 20 mars 2011 16 h 22 min

    en réponse à votre question, canalblog n’est pas mal, mais il semblerait qu’overblog serait mieux (je ne l’ai pas choisi pour d’autres raisons).

    pour le reste, oui, pour la différence d’âge.

    c’est le printemps auj, donc aérons-nous l’esprit !

    pour le reste, tournons la page !

    • 20 mars 2011 16 h 55 min

      Attention sur over-blog vos articles appartiennent à vous comme à votre plate-forme, qui se réserve le droit de les exploiter éditorialement !

  5. 21 mars 2011 15 h 34 min

    heu qu’est ce que tu veux dire par là guillaume ?

    • 23 mars 2011 5 h 11 min

      OB a dans ses cartons le projet d’une encyclopédie en ligne basée sur les billets de blog, dont il serait le co-éditeur et co-auteur, ce qui signifie que tes billets ne sont pas seulement hébergés chez eux, tu leur en donne une part de droits d’auteur non-négligeable. Après c’est un choix, être totalement indépendant ou bien se dire qu’il y a à gagner de faire vivre leur projet communautaire, les deux sont respectables.

  6. 23 mars 2011 20 h 02 min

    Eh ben, dis-donc, guillaume, tu sembles t’y connaître pas mal ! Tu peux sans doute me conseiller, alors. Je ne suis pas aussi fort en technique, moins expérimenté dans l’édition web. Mon problème est que je suis dispersé dans 7 blogs. Je voudrais les fusionner en trois, probablement, selon les genres, mais ce n’est qu’un premier niveau d’opération à partir de l’état actuel.

    Je suis aussi à la recherche de la meilleure plate-forme pour en avoir deux principaux. Un dévoué à la fiction, l’autre aux essais, en gros… J’ai l’impression que quelqu’un qui s’y connaît, comme toi, pourrait me faire sauver beaucoup de temps.

    Le transfert obligé à WordPress a été un traumatisme, forcé à partir de Live Space MSN. Ça vient peut-être d’un problème avec la Chine. Mais je ne suis pas satisfait de WordPress… il faudrait payer pour avoir des options d’édition plus avancées. J’ai l’impression d’avoir perdu beaucoup de liberté que j’avais avec MSN.

    Les blogspot.com avec Google sont un peu mieux à mon goût mais je me demande si on peut trouver encore mieux, soit pour regrouper, soit pour mes deux blogs amiraux, sus-mentionnés.

    Enfin, je te demande conseil, ce n’est pas pressé mais je voudrais prendre le temps pour de bonnes décisions.

    Je veux être entièrement maître de mes textes de fiction. Des textes d’imagination. Si je savais comment protéger mes droits d’auteur, je le ferais.

    Je ne suis pas contre l’idée de participer à l’entreprise d’OB mais ce serait un à-côté.

    Du côté de l’essai, je voudrais développer, d’une manière assez originale, une espèce de mystique de l’écriture, avec pleine puissance d’édition, avec un aspect envoûtant (  » Hiérogamie « , j’ai pensé comme titre général…). Comment on se marie avec les signes, et comment ceux-ci intriguent, envoûtent la vie, le désir.

    • 25 mars 2011 4 h 14 min

      J’ai jamais tenté la fusion de 2+ blogs dans un seul, je ne suis pas certain que cela fonctionne; enfin tout dépend du plugin d’importation, s’il écrase la base de données précédente ou s’il la complète ! Je pense, comme ça, que sous wordpress le plugin WP-o-Matic devrait te rendre ce genre de service en utilisant les flux RSS de tes blogs à fusionner. Par contre tu risques de perdre les commentaires.

      Pour être sûr à 100% de protéger ses droits d’auteur, le mieux à mon avis reste de payer son propre hébergement et de déclarer le site à la CNIL (déjà ça), ensuite imposer une licence CC correspondant à ses choix de droit d’auteurs. WordPress en CMS à installer sur son hébergement perso est plus efficace que la plate-forme wordpress 😉

      Par contre pour les questions précises de fusion de blogs et d’importation, renseigne-toi auprès de forums spécialisés en programmation web et blogs, car il faut mieux préparer sérieusement la procédure avant de l’exécuter ! Tu auras probablement des scripts à installer préalablement. Bien-sûr il reste la méthode ancienne du recopiage manuel.

      Enfin attention au choix des plate-formes gratuites, toutes ne sont pas égales en options d’importation. Là pareil il faut bien se renseigner, c’est du boulot 😉

      Bon courage à toi

      • 25 mars 2011 8 h 45 min

        Merci, Guillaume, pour cette réponse très pertinente. Il y a tellement de choses que je ne connais pas ! Pour le moment je retiens surtout que je ne dois pas précipiter la procédure.

        Merci bien

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